| |
Dans la santeria, on appelle anya la force sacrée qui réside
dans les
tambours batas. Cette force sacrée est même considérée par certains
santeros comme un orisha à part entière.
La santeria est la religion animiste pratiquée par une majorité de Cubains,
c’est la soeur du condomble brésilien et du vaudou haïtien. Elle trouve
son
origine dans les pays d’Afrique de l’Ouest (Nigeria, Bénin) et fut introduite
à Cuba par les membres du peuple Yoruba déportés en esclavage. Au
départ, la pratique de leur religion étant prohibée, les esclaves ont
mêlé
la religion catholique de leurs maîtres et leurs croyances originelles.
Ils ont
fait correspondre leurs nombreuses divinités appelées orishas
aux saints
du catholicisme. C’est donc ce syncrétisme qui a donné naissance à la
santeria dont la pratique a finalement été toujours plus ou moins tolérée
par les maîtres. Aujourd’hui elle est devenue la religion dominante de
Cuba.
Une grande partie des rituels et cérémonies de la santeria est
accompagnée de musique. Et bien que cette musique soit interprétée le
plus souvent par de petites formations ne comprenant pas plus de quatre
percussionnistes, un chanteur et le choeur des adeptes, il est frappant
de
constater l’incroyable richesse de cette musique ancestrale et intemporelle.
La créativité légendaire des musiciens cubains doit énormément à l’héritage
de cette tradition musicale. La rumba, la contradanza,
la tumba francesa, le
danzon, le son, le mambo ou plus récemment
la timba sont toutes des
musiques nées de la rencontre de la musique traditionnelle afro-cubaine
et
de musiques d’origine européenne (la contredanse ou le boléro au 19e
siècle) ou nord-américaine (le jazz ou le funk au 20e siècle).
Je suis depuis toujours fasciné par la musique afro-cubaine et par sa
formidable diversité due au brassage de nombreuses cultures, traditions
et croyances différentes. Dans cette pièce que j’ai composée, j’ai voulu |